Le manuel de montage IKEA pour Stonehenge

Bon, à la base, je voulais faire un article sur Stonehenge, certainement l’un des plus célèbres monuments mégalithiques au monde. Devait suivre ensuite un autre billet sur les statues de l’île de Pâques. Deux monuments emprunts d’histoire et entourés de théories les plus farfelues les unes que les autres. Deux monuments qui m’ont toujours fasciné, aussi. Le problème, c’est que, comme toujours, je me renseigne avant de faire un billet pour apprendre des choses, faire le tri dans les informations et vous restituer un condensé brillant écrit de ma plume alerte et piquante. Mais, le problème est qu’il y a tellement de choses intéressantes à dire sur Stonehenge que ce serait le billet le plus long du monde. Et je n’ose même pas imaginer celui sur les statues de l’îles de Pâques dont l’histoire de la civilisation qui a vécu sur cette île m’a toujours hanté. D’ailleurs si quelqu’un veut me recommander le meilleur bouquin sur le sujet, je suis preneur.

Stonehenge en Angleterre

Stonehenge en Angleterre

Du coup, je me suis dit que j’allais continuer à lire toutes ses informations fascinantes sur ces monuments, les garder pour moi et vous laissez avec une de ces trouvailles que seul Internet sait nous pondre. Dans un des articles de Wikipedia sur les théories de Stonhenge et oeuvres dérivées, on trouve cette phrase au tout début : « Il est naturel que chacun, selon son talent et ses moyens, veuille un jour ou l’autre se construire ‘son Stonehenge’« . Et bien je crois que quelqu’un à pris cette phrase au mot et nous a pondu le manuel de montage IKEA pour se construire un HËNJ, son propre Stonehenge. Et c’est hilarant. Jugez  plutôt.

Monter son Hënj IKEA, Page 1

Monter son Hënj IKEA, Page 2

Voici la traduction du petit texte tout en bas de la seconde page :

« Important ! S’assurer que tous les composants ne comportent aucune boue, excréments ou autres esprits maléfiques avant d’assembler. Porter l’équipement de sécurité approprié (lance, couteaux en silex etc.) en cas de présence d’ours. Petits éléments non inclus.

Si vous êtes hanté par des démons ou que vous souffrez de la peste, demandez conseil à un druide avant toute tentative d’assemblage.

Peut contenir du quartz. »

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Le bateau qui coule tout en restant cool

Je vous présente Julien Berthier. C’est lui que l’on peut voir assis tranquillement sur son bateau… alors que celui-ci est en train couler ! « VITE ! Mec, SAUTE ! Je te ramène au large. » Et là, le petit français vous regarde calmement et esquisse un sourire. Oui. Son bateau ne coule pas. Il est pensé comme ça. Marrante et brillante idée, non ? Un bateau complètement fonctionnel issu d’un yacht qu’il a coupé en deux et auquel il a changé le moteur et le gouvernail et baptisé Love Love. Pour le voir en action en vidéo c’est par ici. Sinon, je vous laisse avec ces quelques photos qui vous expliqueront tout d’elles-mêmes.

Je coule tranquille. Je suis trancoule !

Garé dans mon parcoule, je coule sur mon parking.

Mise à l'eau de l'engin

Le demi-yacht dans son hangar entier.

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Le mystère des portes surélevées du quartier de Charonne

Qui a eu cette idée folle de surélever ces portes d'entrées ?

Dans l’est parisien, non loin de l’église Saint Germain de Charonne, le piéton flânant durant son dimanche au coeur de ce qui était l’ancien village de Charonne tombe nez à nez avec ces deux maisons aussi jumelles que curieuses. De prime abord sans grand intérêt, l’oeil dérangé s’y attarde. Quelque chose cloche. D’apparence assez ancienne, l’architecture n’en reste pas moins anodine : quelle est donc la raison qui a bien pu pousser l’architecte d’alors à placer les portes d’entrées aussi élevées et d’en permettre l’accès par ces grands double escaliers ? Vraiment, ça n’a tellement pas de sens qu’il doit y avoir une explication sensée. On pourrait penser à un besoin de surélever l’entrée en cas d’inondation. Mais le quartier est à l’abri de ce genre de péripéties aqueuses. Mais alors pourquoi diable avoir surélever ces entrées ?!

C’est un petit guide Michelin qui nous délivre la clef de l’énigme. Parmi la foultitude de petites promenades parisiennes à faire, un paragraphe s’attarde sur l’histoire de ces escaliers. Ainsi, on y apprend que les portes d’entrées étaient à l’origine bel et bien au niveau du sol et ce jusqu’au milieu du XIXe siècle, époque où il fut décidé que le terrain devait être aplani pour faciliter les passages quotidiens des agriculteurs qui trouvaient le chemin bien trop abrupt pour leur chariot et leur bétail. Ainsi donc, le sol fut abaissé au ras des maison et il fallut trouver une solution pour garder fonctionnelles et accessibles les portes d’entrées situées dorénavant deux mètres plus haut. Les escaliers courbés ont donc été érigés pour pallier le problème.

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10 hamacs au design qui claque !

01/02/2011 un commentaire

Voilà un moment que je ne vous ai pas servi une bonne dose de design décalé. Cessez de rouspéter car en voici une belle. Ce coup-ci, on va s’attaquer à un objet tout à fait particulier : le hamac. Mais tout d’abord, apprenons quelque chose de saugrenu ensemble.

Né en Amérique Central, le tissage particulier du hamac permettait aux Yucatèques, descendants du peuple Maya, de pouvoir dormir confortablement et sans nécessairement se faire bouffer les pieds par des fourmis et autres rongeurs nocturnes et voraces. Puis en 1492, le bon vieux Christophe Colomb ramène cette trouvaille sur son aussi vieux continent. Ainsi, les espagnols introduirent son usage dans la marine sous le nom de « branle« . En effet, le hamac permettait aux marins de mieux dormir vu que son mouvement de balancier absorbait le roulis et/ou le tangage du navire. Et voilà le fait nouveau qui va vous faire briller en société lors de votre prochain dîner mondain. Sur les vaisseaux de guerres anciens, les marins pliaient, serraient et rangeaient leurs branles les uns contre les autres sur le pavois pour se protéger des projectiles ennemis lors des batailles. C’est de là que vient l’expression « branle-bas de combat« . Incroyable ce qu’on apprend ici, pas vrai ?

Revenons au design. Depuis le temps où il  servait sur les navires, le hamac a bien évolué et, comme toute chose en ce bas monde, il a eu le droit de se faire torturer sous les crayons géniaux mais parfois complètement barrés des designers du monde entier. Aussi, je vous propose une petite compilation de 10 surprenants designs de hamacs que j’ai pu trouvé ça et là sur la toile.

Dessiné par le duo suédois Erik NYBERG et Gustav STRÖM, le Wave est assurément le plus esthétiquement recherché, jouant sur l'équilibre et la modernité des grands arcs. (www.wave.st)

Créé par Jack Bass, le Urban Balance Wave Wicker épouse la forme de votre dos et semble surfer sur l'air.

Pour le Leaf Hammock, Pinar Yar & Tugrul Govsa se sont inspirés de la Terre et de la nature. (http://www.gaeaforms.com)

Le Hansa Hammock est destiné aux établissements hôtelier de luxe du monde entier. Il coûte près de 2000€ l'unité. Design élégant et moderne.

Adam Cornish a dessiné le Flex pour une agence de Sydney. Fait à base de contreplaqué et de fil d'acier, je doute du confort mais pas du design. Très joli.

Pour son Cocoon, Henry Hall a vu plus loin qu'un simple hamac. C'est une véritable pièce extérieure suspendue si l'on fait tomber les longs draps sur les côtés. Bon par contre, une fois assemblé, pas question de le bouger...

Il devient difficile de trouver des arbres pour suspendre son hamac. Aussi, Jill Davis s'est inspiré de la coque d'une palourde pour dessiner le Couch. Ses lanières suspendues en font aussi bien un hamac qu'un canapé aéré.

Dans son atelier de San Diego, Del Cover aime travaillé le bois. Aussi a-t-il eu l'idée de ce Drakkar Viking tout de bois précieux sculpté. (http://www.delcoverwoodworking.com)

Le Pendulum Lounger n'est pas vraiment un hamac mais pas non plus une chaise ni un fauteuil. C'est un peu tout ça à la fois. En tout cas, il fera son effet au bord de votre piscine... ou de votre baignoire.

Enfin, vous savez que les chats sont les rois d'Internet. Alors voici le hamac pour chat, avec sa housse personnalisable. MIAOU !

Via beaucoup de sites dont lui, lui, lui et lui.

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Les paroles de Total Eclipse Of The Heart de Bonnie Tyler en graphique

Vous vous rappelez sûrement de ce billet où je vous faisais part d’un graphique très simple pour apprendre les paroles de Hey Jude des Beatles pour vos soirées karaoké en famille. Et bien voici un nouveau graphique sur l’une des chansons, j’ai un peu honte de l’avouer, qui me monte quasiment les larmes à chaque écoute et ce depuis ma plus tendre enfance. Il s’agit de la chanson Total Eclipse Of The Heart, rendue célèbre par la voix si particulière de Bonnie Tyler dans les années 80. Allez on s’éclaire la voix et on chante comme si demain n’existait pas ! (Cliquez sur l’image pour l’agrandir et sur le lien ci-dessus pour la chanson dans Youtube)

Découvrez The Cape, la nouvelle série comic de NBC

  • Genre :  Drama
  • Diffusé sur NBC, au format 42 mn
  • Première diffusion : 9 Janvier 2011
  • Fansubbing FR assuré par : Lmf recrute sur SubFactory et seriessub pour la No Tights Team, à venir sur sous-titres.eu.
Synopsis

L’officier Vince Faraday était un bon flic essayant de nettoyer sa ville de la corruption généralisée. Victime d’une machination et laissé pour mort, il est obligé de s’enfuir et de se cacher, loin de sa femme et de leur enfant. S’inspirant du comic préféré de son fils, il décide de devenir « The Cape », un super-héros faisant régner la justice dans les rues, effrayant les criminels de tous genres. A la recherche du parrain de la pègre qui l’a voulu mort, Vince rêve de retrouver un jour sa famille…

Evaluation

The Cape est une série comic divertissante avec des pointes d’humour qui viennent relever un cocktail assumé de clichés du genre. Un casting réussi et quelques punchlines amusantes font que, finalement, The Cape n’est peut-être pas la grosse blague à laquelle on s’attendait. Cela suffira-t-il ?

Avis détaillé

Le mot clef de cette saison 2010-2011 ? « Héros », assurément. Les super-héros de No Ordinary Family avaient ouvert le bal des vigilantes (terme anglais pour « justiciers »)  très prisés par les networks américains. Même la dernière saison de Dexter est tombée dedans. The Cape rentre donc elle-aussi dans cette catégorie. Mais alors que la No Ordinary Family se voit dotée de super-pouvoirs bien utiles pour combattre efficacement le crime, Vince Faraday n’a pour sa part pour se défendre qu’un bout de tissu : une cape. Mais mine de rien, il s’en sort pas mal avec sa cape et les quelques autres gadgets qu’il apprend à maîtriser dans son parcours initiatique que l’on suit avec en train dans les deux premiers épisodes pilot.

Rappelez-vous, j’avais classé The Cape en dernière position du Top 10 des séries à venir pour la saison 2010-2011. En même temps, l’accoutrement, le genre et l’histoire de la série aperçus dans le trailer de l’époque ne laissait rien présager de bon. Et pourtant. L’histoire est tirée du comic éponyme dont s’inspire la série. Je reprends le pitch de griffoooo que j’ai bien aimé : Vince Faraday est policier à Palm City. Seul dans une ville où la flicaille est corrompue, il va chercher à apprendre la vérité sur Peter Fleming, industriel souhaitant privatiser la police sous les ordres de son entreprise. Evidemment il n’en sortira pas indemne et disparaîtra, passé pour mort. Recueilli par le carnival of crime, il apprendra divers techniques de combat, de manipulation, et s’affublera d’une cape. Il décide alors de devenir The Cape afin de se venger de Peter Fleming.

Au sortir de ces deux premiers épisodes, je me suis dit : « Mais c’est pas si mal que ça, en fait. C’est même marrant. » The Cape ose pousser jusqu’au bout le concept comic, chose qu’avait pris soin d’éviter des séries comme Heroes. Du coup, on obtient une série libérée assumant pleinement les clichés qu’on pensait passés de mode comme les super-héros avec masque et collants, la totale corruption de l’autorité d’une ville et la petite troupe luttant contre les forces du mal. Ainsi, on peut voir tout au long des épisodes des moments rappelant Batman, par exemple. Est-ce un mal ? Loin de là. Avec un rythme maîtrisé, The Cape se suit facilement. On est agréablement surpris par quelques dialogues réellement amusants et inattendus. Espérons que ça dure. Pas de longueurs voire même de trop gros raccourcis parfois. De bons effets spéciaux. Une bonne dose d’originalité comme le carnival of crime auquel je ne m’attendais pas du tout et qui vaut son lot de situations bizarres mais pas sans intérêt. Bon après niveau scénario, personne ne s’est pris la tête. Ne vous attendez pas à du très recherché. Un casting correct avec un David Lyons convaincant (aperçu dans Urgences) dans le rôle de Vince Faraday, James Frain (aperçu… partout en fait !) parfait dans le rôle du méchant Peter Fleming ou encore la belle Summer Glau (Dollhouse et Firefly, entre autres) un peu lisse (comme d’hab’ ?) dans un rôle que je ne peux pas vous dévoiler ici sous peine de petit spoiler.

Un faux procès est fait à cette série, celui de « copier » le comic du même nom sans chercher à aller plus loin. Je pense que ce côté est pleinement assumé par les créateurs de la série. D’autant plus que dans l’histoire même, le héros s’inspire dudit comic lu par son fils pour créer son personnage. Et puis, ceux qui n’ont pas lu la BD originelle s’en fichent bien et sont en majorité. Faut-il cependant toujours tolérer le manque de créativité ?

Autre problème avec ce genre de série : on adore les parcours initiatiques et les premières batailles balbutiantes où l’on voit grandir le héros. Mais après, il faut garder une histoire assez prenante et originale pour accrocher le téléspectateur. Et aux dernières nouvelles, les audiences US ne sont vraiment pas très bonnes après 4 épisodes. Pourtant, je préfère largement The Cape à une série comme Smallville. Le côté comic assumé est aussi à double tranchant : la série plaira sûrement aux amateurs en dilettante des BDs comics ou qui ont bien aimé le premier Spiderman sur grand écran. En revanche, les véritables aficionados purs et durs des BDs comics qui ont ça dans le sang n’y trouveront qu’une redite télévisuelle et que ça ne vaut pas la version papier. Faisant partie de la première catégorie, j’ai apprécié. Je vais peut-être me faire huer par les puristes, mais bon. Je laisserais bien sa chance, donc, à The Cape.

Et vous, qu’en avez-vous pensé ? Laissez vos impressions en commentaire de cet article.

Découvrez toutes les séries 2010-2011 que j’ai testées pour vous !

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Tout ce qu’il faut savoir sur l’arrobase

D’où vient l’arrobase ?

Le nom arrobase (graphie préconisée par Le Nouveau Petit Robert de la langue française (2008)) ou arobase vient du castillan arroba qui désigne une unité de mesure de masse et de capacité en usage dans la péninsule ibérique depuis 1088 et qui vient lui-même de l’arabe الربع (ar-rubʿ), « le quart », un quart de quintal. Quant au nom français arrobase, il proviendrait de la contraction du terme typographique « a rond bas » (bas pour bas-de-casse, caractère minuscule).

D’où vient le logogramme @ associé ?

L’origine du signe est la ligature par les moines copistes du ad latin (à ou vers en français, at en anglais) où le a et le d cursifs ont fini par se confondre, le d s’enroulant autour du a.

Comment le @ s’est-il retrouvé sur nos claviers ?

L'"amphore" apparaît dans les vieux livres de comptes de marchands florentins

L’arrobase, un peu oublié depuis les temps des moines copistes, resurgit principalement en Italie dans les livres de comptes de marchands florentins pour désigner une unité de poids ou de mesure. Après une certaines expansion dans les pratiques comptables dans le monde, on le retrouve aux Etats-Unis, où son usage s’est vraiment répandu dès le XIXe siècle pour noter le prix unitaire des marchandises. « Deux chaises à 20 dollars pièces » se notait « 2 chairs @ $ 20 » et se lisait « two chairs at twenty dollars ». L’usage en est resté pour les américains qui lisent toujours « at ». C’est donc naturellement pour cet usage comptable que l’on retrouve le symbole sur les claviers des machines à écrire du XIXè siècle. Avant d’arriver sur nos claviers 100 ans plus tard, l’arrobase avait quelque peu perdu de son sens. C’est grâce à ce flou sémantique que les informaticiens ont pu récupéré l’arrobase comme marqueur logique et inséré dans les caractères informatiques standard. Et, comme le « at » américain pouvait aussi servir à localiser les choses, c’est sans doute pourquoi il a été choisi par Ray Tomlinson en 1971 pour indiquer la localisation des serveurs (ou boîtes aux lettres) de courrier électronique.

Quel est le code Morse pour l’arrobase ?

Ce n’est qu’en 2004 que l’alphabet Morse se voit enrichi du caractère @. La chaîne combine en fait le « a » et le « c » de l’anglais commercial at.

Popularité de l’arrobase

Quels sont les différents noms du @ dans le monde ?

  • Allemand : Klammeraffe (« singe araignée »)
  • Anglais : commercial atat sign ou at (« chez », « auprès de »), aussi souvent appelé asperand
  • Basque : a bildua (« a roulée »)
  • Belgique francophone : a crolle (« a boucle, dans le sens d’une boucle de cheveux »)
  • Catalan : ensaïmada (pâtisserie baléare en forme de spirale) ou cargol (escargot)
  • Coréen : 골뱅이 (golbaengi) (escargot de mer)
  • Chinois : 圈a(quan a) (cercle a) ,花a(hua a) (fleur a), ou 小老鼠 (xiao laoshu) (petite souris), ou 老鼠號 (laoshu hao) (souris), etc.
  • Danois : snabel-a (trompe d’éléphant)
  • Espéranto : heliko (escargot)
  • Finnois : miukumauku (signe du miaou)
  • Grec : παπάκι (papáki) (petit canard)
  • Hébreu : strudel (pâtisserie)
  • Hongrois : kukac (ver)
  • Italien : chiocciola (escargot)
  • Néerlandais : apenstaartje (petite queue de singe)
  • Polonais : małpa (singe)
  • Roumain : coadă de maimuţă (queue de singe)
  • Russe : собака (sobaka) (chien)
  • Suédois : Snabel-a, (a avec une trompe)
  • Tchèque : závináč (enroulade, le závin étant l’équivalent de la pâtisserie viennoise Apfelstrudel)
  • Turc : güzel a (bel a), ou kuyruklu a (a à queue)
  • Ukrainien : равлик (ravlyk) (escargot), moins souvent песик (pesyk) (le petit chien)

via, via et via

Aviez-vous déjà remarqué que…

… quelque fois, on peut voir autre chose en changeant à peine son point de vue. Cette petite compilation d’images complètement décalées illustre mon point de vue. Attention, c’est du constructif et du productif pur et dur. Vous voilà prévenus.

La page d'accueil de Facebook dévoile ce pour quoi le site a été vraiment créé.

Le logo officiel de la Coupe du Monde de Football 2014 est en fait un homme qui se prend la tête dans la main. Surement en anticipant la prestation des bleus.

Le bonhomme qui court est en fait Superman avec un pénis géant

Toad de SuperMario nous fait des doigts d'honneur. (Véritable sprite du jeu)

Adidas est en train de couler !

Le retour des dinosaures.

Le logo LG tourné un peu et avec la barre du milieu poussé = Pacman

Cette image Facebook ressemble étrangement à Dark Vador et son fils

Le logo Viper à l'envers = Daffy Duck

La valeur de Pi (prononcé "paille" en anglais) est 3,14. Si on retourne, on lit PIE (qui se prononce pareil) et veut dire "tarte". Donc tarte = 3,14 ?

Une fois que vous avez vu Bomberman en lieu et place de la tête du monstre du jeu Bioshock 2, vous ne voyez plus rien d'autre.

Pierce Brosnan a vraiment une bouche déformée sur cette jaquette du jeu. Ou alors, c'est sa main ?

Dans Super Mario Bros, les nuages sont exactement les mêmes images que les buissons mais en blanc.

La salopette de Mario... est un Space Invader ! OMG ! Ils sont partout !

Tous les canards portent en fait... un masque de chien. Mais alors à quoi ressemblent-ils sans ?

Le logo des Chicago Bulls est en fait, à l'envers, un robot mécontent qui lit un bouquin assis sur un banc.

La pièce de 2 euros nous cache des choses. En tout cas, elle devrait !

Ce porte-manteau est en fait un poulpe ivre vous défiant de venir vous battre. (MDR)

via

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Les BirdsDessines au service de la langue française

Le site BirdsDessines.fr recommandé pour des ateliers de français

En avril 2009, un de mes projets personnels voyait le jour : le site BirdsDessines.fr était en ligne. Depuis, le succès du site s’est construit au fil des mois pour atteindre dernièrement un bon petit rythme de croisière et une bien meilleure qualité dans les contributions (Merci aux valeureux auteurs en passant). Au départ, l’idée était vraiment de faire un site pour se marrer. Très vite il a été pris d’assaut par des jeunes à l’orthographe balbutiante. De ce fait, pas mal de contributions à l’époque était plus que navrantes à lire. D’où l’apparition des quelques outils de modération de mon cru. J’en tirais tout de même une bonne chose : c’était une première percée dans le milieu de l’école qui est toujours bon à prendre quand on essaye de lancer un nouveau site internet.

Puis, une chose inattendue est arrivée. Certains professeurs ont eu l’idée d’utiliser le site à des fins éducatives. En effet, alors que j’étais désespéré de ne lire que du SMS dans les BDs publiées, des instituteurs y ont vu au contraire un vecteur ludique et moderne d’apprentissage de la langue française. Ainsi, plusieurs sites d’enseignants et d’associations dont weblettres commencèrent à apparaître dans mes statistiques et dans les liens référents. Intrigué, je suivis un peu cette activité au travers de leurs échanges. Un jour, je vis le trafic du site augmenter significativement. Pourtant ce jour-là, pas vraiment de hausse de publication de BDs ne fut constatée. Aussi, j’allai voir du côté du répertoire des créations de BDs non publiées (envoyées par mail ou téléchargées sur le disque) et là, c’était l’explosion. Une tonne de BDs créées. Et toutes avaient un point commun : les oiseaux parlaient tous de règles de grammaire et d’orthographe ! Comme on dit dans le jargon : WTF ?!

En fait, non contente de détourner le site BirdsDessines.fr à des fins pédagogiques exceptionnelles, Corinne Durand Degranges, professeure de lettres et membre active de la sus-citée association WebLettres, a rédigé une fiche pédagogique d’un atelier utilisant le site BirdsDessines.fr à destination des autres professeurs dans la Nouvelle Revue Pédagogique du mois de septembre 2010. Dans cette fiche, Corinne détaille d’une part les tenants et les aboutissants de l’atelier pour l’enseignant souhaitant le mettre en oeuvre dans sa classe. Et d’autre part, une seconde fiche, destinée ce coup-ci à l’élève suivant l’atelier, guide ce dernier tout au long du processus. Le but : utiliser le site pour amener les enfants à énoncer une règle de grammaire ou d’orthographe par eux-mêmes en créant une BD en ligne. Voici les fiches enseignant et élève ci-dessous ainsi qu’un exemple de résultat attendu au terme de l’atelier (Cliquer sur les images pour agrandir):

Fiche destinée à l'enseignant

Fiche destinée aux élèves pendant le cours

Exemple de résultat final

Contactée par mes soins via Facebook (oui, ça n’est pas QUE le Mal, c’est aussi très utile parfois…), Corinne m’explique comment lui est venue l’idée de détourner le site en ce sens :

Pour nous, l’enseignement en général, et celui de la langue en particulier, passe par des activités qui doivent, dans un premier temps, attirer l’attention des élèves. […]

  • Nous croyons qu’il est plus facile et plus efficace de combiner l’apprentissage avec des activités d’un abord plaisant.
  • Nous croyons que pour y parvenir les nouvelles technologies sont une aide précieuse (mais non exclusive).
  • Nous croyons enfin que l’apprentissage gagne en qualité s’il s’accompagne d’une réalisation concrète des élèves.

Votre site avait l’avantage de permettre la mise en œuvre d’une activité qui répondait à ces trois critères. Et je dois dire que c’est avec beaucoup de plaisir que je l’ai détourné de sa fonction ludique en objet destiné à l’apprentissage. J’ai également testé l’année dernière ce travail avec mes élèves, je confirme que votre site et ma fiche sont de bonnes idées ! 🙂

Alleluia ! Moi qui suis un fervent défenseur de la langue française et qui me tirais les cheveux de voir un de mes projets personnels pris d’assaut par le langage SMS, me voilà finalement heureux de pouvoir indirectement aider notre belle langue. J’irai même jusqu’à dire que j’en suis fier et croyez-moi c’est pas souvent. Et ce n’était pas gagné quand on sait ce que peuvent dire ces satanés piafs :

Campagne « Voyez le monde autrement » pour Viagra

L’agence néo-zélandaise de M&C Saatchi nous gratifie de cette petite campagne pour les célèbres pilules bleues, Viagra, capable de rendre sa virilité à tout homme ayant une petite baisse de vigueur. La campagne joue bien évidemment sur le fait que les éléments anodins du quotidien comme la table de la cuisine, le capot de la voiture ou la belle pelouse du jardin, souvent le sièges d’ébats dans des films peu recommandables, peuvent donner lieu à bons nombres de parties de jambes en l’air. Si ça peut vous donner des idées, allez-y. Faites de bébés, pas la guerre !

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