Inauguration de la rubrique "Tranches de vie"
Voilà plus d’un an que j’ai commencé un projet personnel : écrire quelques essais. Sans aucune prétention, le but est pour moi d’approfondir ma maigre expérience en écriture au travers de ces textes de moins 3 pages relatant un instant fictif dans la vie d’un personnage fictif, une « Tranche de vie ».
Les « Tranches de vie » sont des moments, des instants dans la vie de personnes. Quelques fois insignifiants, d’autres fois capitales dans une existence. Elles interpellent, elles interrogent, elles magnifient… En tout cas, elles veulent dire quelque chose et s’adressent à ceux qui sont à l’écoute. Lisez les comme des formes d’empathie fantaisiste. Et ne jugez pas.
Dans la suite du billet, vous pouvez retrouvez les différentes « Tranches de vies » publiées sur ce blog.
Ci-dessous la liste des Tranches de vies et leur statut.
Dernière mise à jour : 11 Septembre 2006
- Coincé ?
- Pied de nez
- L’arche de Zoé (Abandonné)
J’attends ça avec impatience , dude.
salut, j’ai bien aimé lire ce que tu écris. merci et bonne continuation
au fait alconis c’est pour l’anagramme de nicolas?
Absolument. Merci pour ton appréciation. Ca fait plaisir.
Une petite tranche de vie, que je me permets de poster directement ici :
C’était un vendredi, un vendredi ou il faisait assez frais mais on sentais que l’ambiance était assez lourde, chargé dirait-on, l’atmosphère paraissait différentes des autres vendredi. Déja on sait que les vendredis ont une atmoshpère différentes des autres jours, bah oui, les vendredis sont toujours synonymes de fin de semaine, de dernière bourre et puis week end. Mais ce vendredi la, on aurait pu croire que l’atmosphère était plus chargé encore, non pas du a la température, car il faisait frais, une lègere brise froide d’un mois d’octobre a peine moins froid que d’habitude. Non, ce vendredi la pesait quelquechose … un présentiment que quelquechose allé arrivé peut-être, ou plutôt la fatigue accumulé surement.
Ce vendredi la le réveil a sonné différement, il a sonné avec lassitude, on aurais cru que le réveil lui-même en avait marre de sonner, peut-être avait-il compris lui aussi. Bizarrement, ce vendredi était un vendredi 13, on en diras ce que l’on veut, mais c’était bien un vendredi 13 et cela comporte toutes les connotations qu’on donne a un vendredi 13, cela a surement aidé a chargé un temps soit peu l’atmosphère générale. Après le réveil, c’était la voiture, elle toussait, la fraicheur assurement, ou plutôt le manque d’essence surtout, de toute façon marcher par cette fraicheur était plutôt l’occasion de révasser sur le trajet, même si le temps, lui, n’avait pas le temps et s’amuserais du fait qu’arriver en retard ne serais pas une fatalité de plus. C’est pas ce qu’en a pensé la prof, pour sûr, arriver en retard lors d’un exam ça ne le fais pas, evidement on en diras ce que l’on veut, mais c’était bien un vendredi 13.
De toute façon c’était joué d’avance, bah oui, comment vouloir réussir un exam quand on est pas prévenu qu’il a été avancé. Que le sort s’acharne aurait était une excuse, mais de se rappeller qu’on m’avait finalement prévu la veille par mail ne me pardonné pas. Evidemment c’était pas ma collègue qui aurait pu m’aider, elle était absente; peut-être qu’elle n’avait pas d’essence elle aussi, ou tout simplement qu’elle avait compris. J’étais alors le seul a ne pas avoir compris, c’est pendant la pause que j’ai vu que tout était normal sauf moi, personne n’est sortis, la pause me parut vide de chez vide, j’étais le seul a sortir de cours, au début j’éi cru que j’étais le premier, mais après que tout le monde s’est mit a me fixé j’ai compris qu’il n’était que 9h, la pause elle, attendras encore une heure, heureusement qu’avant même le réveil et la voiture, le destin avait envie de jouer avec ses pantins uniquement ce vendredi, on en diras ce que l’on veut, mais c’était bien un vendredi 13.
Quand elle était arrivé, une heure après, c’était comme un coup de grâce ! On l’attendais depuis 2h et elle se pointais enfin, pendant 10 minutes, elle aurait pu se faire sentir comme un moment d’appaisement, sans cette pause, spécialement celle-la, peut-être que j’aurais craqué… c’était compté sans la prof qui tout en me regardant et esquissant un petit sourire narcissique : "C’est un exam de 4h, je ne vois pas pourquoi certains d’entre vous essaye de prendre une pause que vous n’aurez pas", finalement j’ai craqué, le temps de sortir mon ciseau et de le lui balancer entre les 2 yeux, seulement voila je n’avais plus de ciseau depuis mes années lycéennes, c’est donc ma copie qui a subit, pfff de toute façon cette copie je ne l’aimais pas, comment peut-on parler de droit pendant 4 heures quand on a même pas lu un seul chapitre chez soi… on en diras ce que l’on veut, mais c’était bien un vendredi 13.
Le retour lui, parut encore plus frais que le matin, la pluie aidant un peu, le vent d’autant plus. De toute façon 40 minutes pour manger c’était bien suffisant, surtout quand on a 15 minutes de marche a pied, il me restais donc plus que 10 minutes pour manger. Le chien lui s’en foutait, sa sortie, il l’avait bien mérité d’après ma mère, tanpis je mangerais pas, de toute façon le réveil l’avait déja décidé pour moi ce matin quand il ma réveillé trop tard pour déjeuner. Quelle gentillesse d’avoir fait 30 minutes de marche aller-retour pour balader le clebard 10 minutes dehors, c’était ça ma pause diner. On en diras ce que l’on veut, mais c’était bien un vendredi 13.
En cours, 12h40, c’est une tradition, le quart de la promo dort, le repas aidant la digestion pour certains, les fameux jeudi soir pour d’autres. Forcement moi c’était ni l’un ni l’autre, juste la fatigue accumulé. C’est comme une drogue; plus on dort et plus on dort, ça aide paraît-il a passer les cours. A mon réveil on était toujours vendredi 13 octobre 2006, il faisait toujours frais mais mon réveil ce coup-ci a vraiment sonné a l’heure, il était 7h du matin, et j’avait fait un mauvais rève.
Les vendredis 13, moi j’ai pas envie d’y croire.