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Le Top 10 des collections de récréation

Faisons appel aux souvenirs d’une certaine génération. Ma génération. Celle qui a passé son école primaire fin des années 80, début des années 90. C’était une époque que les plus jeunes ne connaissent pas. Les Minikeums prenaient la relève du Club Dorothée ; on jouait des heures entières sur la toute première GameBoy grise avec 4 piles et 3 couleurs avant de regarder le Bébête Show ; on achetait des « couilles de mammouths » et des pétards Bison ; la radio passait Technotronic et Benny B ; l’URSS, Kurt Cobain et les Raiders (maintenant appelés Twix) étaient encore vivants ; on ne résistait pas à l’appel de Banga ; on collectionnait les jouets des paquets de céréales, des Kinder Surprise ou les lucioles fluorescentes des paquets de lessive. On collectionnait pas mal de choses.

A cette époque, les collections étaient un vrai phénomène dans les cours de récréation. Les échanges, les jeux, les bagarres. Tout était bon pour compléter sa collection personnelle qui changeait d’année en année. Je vous propose de vous replonger dans ces collections qui ont vidé nos tirelires, ruiné nos parents mais rempli nos mémoires de bons moments. Voici mon Top 10 des Collections de Cour de Récréation de mon époque.

majorettes

Les collections de Majorette, produites par Smoby, ne touchaient en fait qu’un certain type de famille : celle dont le papa était fan de voiture. Du coup, le papa essayait d’initier son fiston aux joies des bolides à 4 roues en achetant régulièrement des voitures miniatures. De la Peugeot 205 GTI vainqueur du dernier Rallye à la Citroën 2 CV qui a ramené grand-père d’Algérie, elles se sont entassées sur de grandes étagères dormant aujourd’hui dans un grenier… Et c’est Papa qui y jouait le plus !

cartes magic

Ouf ! J’ai personnellement échappé à cette mode. Je dis « ouf » car les cartes Magic, dans mon milieu qu’est celui de l’informatique, sont quand même l’apanage des vrais geeks pure souche, inséparables de leurs mangas. Gagnées au péril de gnomes et d’autres monstres à 8 têtes, les cartes Magic étaient et sont encore l’une des collections les plus fournies à base de cartes. Bon, personnellement, c’était pas mon truc du tout alors je les place en queue de peloton.

tee shirt waikiki

A l’époque, il y avait une mode vestimentaire. La bataille entre les Nike Air, Adidas Torsion et Reebok Pump faisait rage. Et attention, pas de contrefaçons, il fallait que les parents se ruinent ! Et tout le monde avait au moins un t-shirt LC Waïkiki dans son armoire. Mais, oui. Celui avec un singe qui sort de son cercle jaune dessus. Ils se portaient larges et en toute occasion. Je sais, c’est pas vraiment une collection mais on se contentait rarement d’un seul exemplaire, vu qu’on le portait tout le temps.

Les crados

Vous avez sûrement entendu parler des Degueulos, Animos, Gravos, Crevos, Dechiros, Craignos, Lardos. Ce sont les différentes déclinaisons ou familles de Crados, ces charmants enfants qui illustraient des cartes à collectionner. Chaque gamin aux mœurs scabreuses portait un nom formant un jeu de mot pourri : mauvaise HELENE, GUSTAVE la bave, JEAN-LOUIS dégueulis, GEO gerbetou et la fameuse… LAETITIA pudébras. Et ouais… Vous pouvez lever les yeux au ciel. Il n’empêche que ça circulait à la récré, au grand dam des parents qui trouvaient ça ridicule. Ils avaient pas tout à fait tort…

billes de cartouches d'encre

Ah ! Voilà une collection que j’ai faite. Voilà une collection qu’elle est bien débile, aussi. Dans nos trousses d’écoliers modèles, on trouvait nos premiers stylos-plume et les cartouches d’encre idoines (…qu’on avait jamais et qu’on demandait toujours au voisin de derrière). Jusqu’alors, quand notre cartouche d’encre était vide, on se contentait de la jeter dans la poubelle dès que le prof’ avait le dos tourné. Mais, une mode avait percé : celle des lances-boulettes confectionnés à l’aide d’un effaceur vidé, d’un pinceau pour pousser, d’un bout de stylo-bille coupé et… d’une demi cartouche d’encre vide. Et c’est ce dernier ingrédient qui a donné lieu à la collection des billes de cartouches d’encre, celle qui bloque la sortie d’encre et qui reste seule une fois la cartouche vide. Elles s’entassent inlassablement dans notre trousse jusqu’à ce qu’un jour, astucieusement poussée dans le vide par la règle de votre voisin hilare, la-dite trousse s’explose par terre, répandant les centaines de billes inutiles dans toute la classe. Les cartouches volantes ont aussi fortement contribué à l’essor de cette collection : on coupe une cartouche (quasi vide) en deux, on fait 4 entailles au bas, on passe deux petites bandes de papier et on met une boule de colle de notre tube UHU à l’autre bout de la cartouche et on la colle au plafond juste au-dessus de Michael sur qui les dernières gouttes d’encre s’écrasent sans qu’il sache d’où ça vient. Ahhhh ! C’était le bon temps…

Les légos

Les Légos sont la collection approuvée par les parents. Par les miens, en tout cas. J’avais des tonneaux et des caisses pleins de petits cubes. J’étais le roi des constructions à la garderie où on se battait pour avoir les rares plaques, socles de tout vaisseau spatial. De la station lunaire au TGV en passant par la grande mansion, les boites de Légo ne manquaient pas et tout le monde a un jour reçu à Noël sa boite. Les parents encourageaient la pratique des Légos car cela développait pas mal de compétences. En effet, en se faisant les dents sur les fiches de montages Légo, on sait, 10 après, monter ses premiers meubles Ikéa. Tout est lié dans la vie !

Les pin's

J’ai hésité sur la place des Pin’s dans ce classement. Ils devaient forcément y apparaître, mais cette mode était plus générale et touchait autant les cours de récréation que les bureaux des fonctionnaires. On a tous quelqu’un dans la famille qui avait confectionné son propre cadre sur lequel il accrochait fièrement sa collection de Pin’s, ces petites broches destinées à être épinglées sur le revers d’une veste. A l’instar de ceux qui collectionnent les magnets à frigo des boites de cordons bleus, les collectionneurs de Pin’s s’affichaient partout à l’époque et s’échangeaient les Pin’s les plus rares ou les plus communs. Aujourd’hui, des irréductibles s’en échangent encore, mais, bizarrement, ils s’affichent moins.

Les pog's

Je vous entend déjà rouspéter. « Comment tu peux mettre les Pog’s devant les Pin’s ? » Je sais bien que les Pog’s sont apparus à la suite du succès des Pin’s. Mais, je le mets devant pour son caractère novateur et le côté cour de récré. Les broches existent depuis belle lurette. Les Pog’s, c’était nouveau. Achetés par lot de 6 ou plus, ces petits ronds de cartons étaient purement destinés aux cours de récréation. C’est le produit ciblé par excellence. La production était peu onéreuse, les déclinaisons infinies et il y avait autant de modes de jeux que de collectionneurs. Les Pog’s eurent un succès fulgurant mais éphémère. Les contrefaçons étaient légion, faisant perdre la valeur aux vrais Pog’s. Une collection sans valeurs ne tient pas. R.I.P. Pog’s mania.

Les images panini

A la deuxième place de ce classement, j’ai choisi les images Panini. Les vraies, les belles, les géniales images Panini. Destinées à peupler les albums éponymes, ces petites images autocollantes resteront dans toutes les mémoires des garçons et filles de ma génération. Elles avaient tout pour plaire aux collectionneurs en herbe : le degré de rareté (avec les cartes brillantes ou les éditions limitées), des déclinaisons par milliers (Stars de Football, de NBA, les Tortues Ninja, Denver, X-Files, Dragon Ball Z etc.), le format transportable (… et surtout abîmable). On y jouait tout le temps pour gagner les images qui nous manquaient. On mettait en jeu 5 cartes d’une famille contre LA carte d’une autre. Personnellement, j’étais très fort au lancé (IM-BAT-TA-BLE) et au retourné d’image avec la paume de la main. Les albums restent aujourd’hui des témoins de notre enfance et ravivent chez ceux qui les ont conservés, des souvenirs de récré inoubliables.

Les billes

La première place revient bien évidemment aux billes. Elles ont traversé les âges. Nos parents, nos grands-parents y ont joué. Peut-être n’ont-ils pas connu les calots, billes chinoises et autre boulards, mais les billes restent un point de rencontre de différentes générations. A la table familiale du dimanche midi, Papi, Papa et même la cousine racontent comment ils y jouaient. C’est le jeu des cours de récréation par excellence avec tant de façons d’y jouer, tant de couleurs et de formes. Les possibilités sont infinies. Ce sont des rencontres, des déceptions, des bagarres, des victoires. C’est le souvenir de la rugosité du bitume sous les doigts avant de taper la bille qu’on va perdre d’ici quelques secondes à cause de cette foutue bouche d’égout.

Jamais un écolier n’était à billes pareilles avec un autre, et dès que la sonnerie retentissait, on courait bille en tête dans la cour gagner celles des autres… du moins pour ceux qui touchaient leur bille.

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Le générique de Winnie L’ourson

S’il est une émission que je tâchais de ne pas rater étant tout petit, c’était bien Winnie L’ourson. Racontées par le grand Jean Rochefort, les aventures de Coco Lapin, Tigrou, Porcinet, Bourriquet, Grand-Gourou et Maître Hibou était une institution dans ma famille, une référence. Bien sûr, montrer une telle chose aux enfants d’aujourd’hui seraient une absurdité tant la technique a évolué depuis les marionnettes et les décors en carton-pâte. Mais, moi, quand je suis retombé là-dessus, ça a ravivé tant de souvenirs que je ne résiste pas à vous mettre ci-après le fameux générique de l’émission qui a bercé mon enfance. Séquence nostalgie.

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Quand le ticket de cinéma vaut de l’or

Charlie et son ticket en or De nos jours, aller au cinéma est devenu un luxe populaire. Si vous n’avez pas une carte de réduction ou que vous ne venez pas le bon jour, vous réfléchissez à deux fois avant d’aller voir le dernier Tom Cruise sur grand écran. Le spectateur se rend surtout compte du prix de son ticket lorsqu’il sort de la salle en marmonnant « Et allez, encore un film de ****! »
Mais malgré ce triste tableau, l’industrie du cinéma se porte on ne peut mieux puisque les salles sont toujours autant fréquentées et même plus que par le passé. En attendant, comme le sait Charlie et sa chocolaterie, le ticket de cinéma va bientôt valoir de l’or. Petit retour sur l’évolution du prix du billet en France :

Evolution du coût moyen de la place de cinéma en France :

  • 1960 : 1,86 Francs
  • 1970 : 4,78 Francs
  • 1980 : 16,13 Francs
  • 1990 : 31,40 Francs
  • Aujourdh’ui : environ 9 € (60 Francs)

Alors bien entendu, le coût de la vie a augmenté aussi mais pas autant que celui du billet. Les ouvreurs auront bientôt la larme à l’oeil lorsque, déclamant « Salle 13, au fond sur votre gauche », ils déchireront l’équivalent d’une semaine de repas à la maison. Voir ou se nourrir, il faut choisir !

Source : senat.fr

Leguman, Leguman !

Leguman Une tête de citrouille, des carottes en guise de bras, un radis sur le torse et des jambes en haricots, il est le plus flippant de tous les super-heros : Leguman. Petite série diffusée dans l’émission tout aussi flippante Téléchat (avec l’autruche et le chat aux yeux terrifiants). Le mythe renait sur le net. Lisez la suite pour voir des épisodes et avoir plus d’informations.

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