Bayer aux corneilles derrière une vitre sans tain
Je suis en train de lire un livre génial en ce moment. J’en parlerai plus amplement dans un article à paraître une fois ma lecture achevée. Cependant, je suis tombé sur deux orthographes sur lesquelles j’aurais buté lors d’une dictée.
- Bayer aux corneilles : Signifiant « rêvasser, perdre son temps en regardant en l’air niaisement » (Robert), l’éthymologie vient du latin populaire batare pour « ouvrir la bouche ». Et oui on n’écrit pas bâiller, ni bailler qui eux ont deux définitions tout à fait différentes aussi.
- Une vitre sans tain : Rien à voir avec une quelconque teinte comme j’ai pu le penser. Tain vient de l‘étain et sert à l’étamage des glaces (Larousse) comme dans les commissariats où le suspect croit toujours que c’est un mur alors que le vrai tueur le regarde se faire taper à coup de bottin.
Bref, lisez les amis et lâchez vos textos !
j’ai fait une redac, et j’y ai mis bayer aux corneilles ,je viens juste d’y pensé si je serais venus plus tôt sur le site j’aurais pus avoir des points en plus d’ortho! Et oui lisez, c’est vraiment, infiniment mieux que tout autres choses!
Et moi qui croyais encore que dans les commissariats, ça se passait comme dans ma petite âme fleur bleue : les coups de bottin pour les méssants seulement !
Merci je viens d’apprendre deux choses intéressantes.
Je lis en ce moment l’aliéniste de Caleb Carr, et j’ai aussi buté sur l’expression "bayer aux corneilles"…
Comme quoi….
se cultiver n’est jamais une perte de temps…merci
Bayer aux corneilles…
L’expression apparaît pour la première fois dans un texte de Rabelais, mais elle était déja utilisée depuis le moyen-âge par les scribes des notaires. Bayer en vieux français c’est " Donner bail à qq’un pour un commerce ou un logement. Les corneilles sont des oiseaux qui chaangent souvent de nid et parfois même ont la réputation d’abandonner leur nid. L’expression traduit ainsi le risque de donner un bail à qq’un de peu fiable.
Bien à vous.